En analysant les deux textes proposés on peut apprécier
qu'il y a quelques différences quant à leur manière de faire arriver une même
nouvelle aux lecteurs, il semble que le message émis ne soit pas le même.
D'une part, l'article rédigé par El Mundo est dédié surtout à mettre
en relief la dangerosité d'Inés del río, et à informer les lecteurs de
tous les actes qu'elle a commis. Donc nous pouvons signaler comment le
narrateur dans ce cas a voulu montrer à travers un curriculum très
fouillé de tous les assassinats accomplis par la terroriste. Il décrit avec
détail les attentats, le mode opératoire, le nombre de victimes en chaque
attentat, les prénoms de ses collaborateurs, la date, voire le prénom et nom
des victimes, en utilisant constamment les mots terroriste, attentat, etarra, bombe, tires….Donc il faut remarquer l’emploie
d’un champ lexical qui parle de mort violente, de victimes innocentes et de
cruauté.
Egalement attire l’attention l’emploie de l’adjective sanguinaire dans le titre de l’article et après dans la
présentation de la nouvelle pour parler du caractère de la terroriste et de sa
façon d’agir.
Ce
n’est qu’à
la fin de l’article quand le narrateur
explique, seulement en six lignes, la décision de la Cour de Strasbourg à propos de l’application de la « doctrina
Parot ».
Selon
la manière du narrateur d’aborder cette nouvelle on peut apprécier son intention
de faire réfléchir la société espagnole, sur notre système judiciaire et de
toucher son sensibilité puisqu’il s’agit d’une société qui rejet le terrorisme
et qui ressent de l’empathie avec les victimes du terrorisme et ses familles.
D’autre
côté, dans l’article écrit par le journal français, on trouve qu’ils sont plus
intéressés à parler de la libération de la terroriste et à critiquer la
politique pénitentiaire espagnole, qu’à renseigner qu’il s’agit de meurtriers violents qui doivent payer pour tout ce qu’ils
ont fait. Donc, on peut remarquer l’utilisation des mots liberté et libéralisation
tout au long du texte tandis que, pour parler de tous les actes terroristes, le
narrateur ne dédie qu’un petit paragraphe de six lignes, tout au contraire de
ce que nous trouvons dans l’article du journal espagnol. Il faut remarquer
aussi la différence manière d’informer sur le chiffre total de la peine : dans
El Mundo on a utilisé les nombres au lieu de lettres, tandis que dans Le Monde français, on a utilisé des lettres au
lieu de nombres même quand il s’agit d’une quantité si haute.
Un
autre détail à considérer c’est la façon de parler des terroristes quand on les
définit comme « membres de l’organisation séparatiste basque », Quel
langage plus subtil pour faire référence à un groupe d’assassins !
Donc,
il est très évident que le positionnement des émetteurs est bien différent. La
presse espagnole met l’accent sur un fléau qui a causé du malheur à la société
espagnole, le terrorisme, tandis que le journal français parle d’erreurs et d’irrégularités
d’un procès judiciaire.