samedi 26 octobre 2013

Activité: mettre en rapport les textes


En analysant les deux textes proposés on peut apprécier qu'il y a quelques différences quant à leur manière de faire arriver une même nouvelle aux lecteurs, il semble que le message émis ne soit pas le même.

D'une part,  l'article rédigé par El Mundo est dédié surtout à mettre en relief la dangerosité d'Inés del río, et à informer les lecteurs de tous les actes qu'elle a commis. Donc nous pouvons signaler comment le narrateur dans ce cas a voulu montrer à travers un  curriculum très fouillé de tous les assassinats accomplis par la terroriste. Il décrit avec détail les attentats, le mode opératoire, le nombre de victimes en chaque attentat, les prénoms de ses collaborateurs, la date, voire le prénom et nom des victimes, en utilisant constamment les mots terroriste, attentat, etarra, bombe, tires….Donc il faut remarquer l’emploie d’un champ lexical qui parle de mort violente, de victimes innocentes et de cruauté.

Egalement attire l’attention l’emploie de l’adjective sanguinaire dans le titre de l’article et après dans la présentation de la nouvelle pour parler du caractère de la terroriste et de sa façon d’agir.

Ce n’est qu’à la fin de l’article quand le narrateur explique,  seulement en six lignes, la décision de la Cour de Strasbourg à propos de l’application de la « doctrina Parot ».

Selon la manière du narrateur d’aborder cette nouvelle on peut apprécier son intention de faire réfléchir la société espagnole, sur notre système judiciaire et de toucher son sensibilité puisqu’il s’agit d’une société qui rejet le terrorisme et qui ressent de l’empathie avec les victimes du terrorisme et ses familles.

D’autre côté, dans l’article écrit par le journal français, on trouve qu’ils sont plus intéressés à parler de la libération de la terroriste et à critiquer la politique pénitentiaire espagnole, qu’à renseigner qu’il s’agit de meurtriers  violents qui doivent payer pour tout ce qu’ils ont fait. Donc, on peut remarquer l’utilisation des mots liberté et libéralisation tout au long du texte tandis que, pour parler de tous les actes terroristes, le narrateur ne dédie qu’un petit paragraphe de six lignes, tout au contraire de ce que nous trouvons dans l’article du journal espagnol. Il faut remarquer aussi la différence manière d’informer sur le chiffre total de la peine : dans El Mundo on a utilisé les nombres au lieu de lettres, tandis que dans  Le Monde français, on a utilisé des lettres au lieu de nombres même quand il s’agit d’une quantité si haute.

Un autre détail à considérer c’est la façon de parler des terroristes quand on les définit comme « membres de l’organisation séparatiste basque », Quel langage plus subtil pour faire référence à un groupe d’assassins !

Donc, il est très évident que le positionnement des émetteurs est bien différent. La presse espagnole met l’accent sur un fléau qui a causé du malheur à la société espagnole, le terrorisme, tandis que le journal français parle d’erreurs et d’irrégularités d’un procès judiciaire.

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